The Long Walk

Nous vivons une époque formidable où l’explosion des nouvelles technologies liées à l’information tout azimut, n’en finit pas de s’étendre et de se répandre.
La vitesse est au cœur de cette révolution. Tout doit être soumis à ce critère exclusif, qui ne s’embarrasse pas d’un temps de réflexion avant d’agir. Nous agissons. Au réflexe instantané exigé, succède souvent le désappointement devant l’irrationalité d’un comportement, qu’en d’autre temps nous aurions prit la peine d’analyser et de comprendre, avant que de se décider à agir, ou à ne pas réagir, devant tel ou tel événement, où nous sommes sommés de prendre partie.

Ainsi va le progrès, dans le sens de la marche, selon les tenants irrémédiables et fatalistes de cette modernité subie, dans un « jeunisme » ambiant voulu par des « croulants » parvenus au sommet d’une éphémère et perpétuelle dictature du présent.
Nous savons que la vie est courte, sept ou huit décennies dans le meilleur des cas, avant que de tirer notre révérence. C’est une réflexion que nous menons tous, dans le huis clos de notre conscience. Elle nous angoisse, nous interroge, que nous l’occultions ou pas. Nous marchons, vers un but, une destinée, accompagnés de nos frères et sœurs humains, ensembles vers la recherche d’un sens à tout cela, et qui nous dépasse. Parfois en harmonie, le plus souvent à couteau tiré…

Nous pouvons aller lentement, à pas régulier, sur nos chemins de rondes imposés, pour une forme expiatoire de nos frustrations, nos révoltes souvent, devant une terre qui ne tourne pas rond à nos yeux. La lenteur est une réponse adapté et révolutionnaire à cet état de fait du monde de la vitesse, imposée en mode d’existence. A tant faire que de tourner en rond sur notre petite planète, tentons de nous préserver quelques périodes de lenteurs choisies, et la marche est une réponse à la fois pratique et évidente en soit. Lorsque nous marchons, nous mettons un pied devant l’autre, en avançant droit devant nous. Nos pensées, nos réflexions suivent notre rythme, et, d’un désordre initial dans leur classement de priorité, voilà que doucement s’agence l’évidence de l’ordre des importances. C’est bien là que réside la valeur inestimable du fait de marcher, c’est de remettre nos idées en place. Et souvent, des solutions aux problèmes qui nous préoccupent apparaissent, des décisions se dessinent et s’entreprennent, retrouvant ainsi calme et sérénité au fil de nos pas. C’est la vertu première de la marche. D’un point de départ à un autre, nous bouclons la boucle. Par étape, nous progressons dans cet accomplissement naturel d’un acte consubstantiel à l’homme, la marche.

C’est bien la seule et authentique révolution que nous accomplissons à l’envie, la marche en avant, d’un point à un autre, d’un point de vue à un autre ! Un vade-mecum intemporel et permanent de l’Être éprit de liberté. Marche et rêve, marche et agit, marche pour marcher, mais marche ! Ne pas se poser de questions ou s’en poser à profusion, peu importe! Marcher et de l’ordre de l’hygiène mentale et physique, tout bonnement! Et la découverte de qui nous sommes et vers quel endroit nous nous dirigeons, à travers mille et un paysages traversés et un bonheur toujours renouvelé, de ces petits bonheurs simples et pas chers qui donnent bon goût à la vie, à nos vies…

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